Du 5 au 7 mars prochain, le Maroc accueillera le symposium de la CAF (Confédération Africaine de Football) sous le thème « Football féminin en Afrique ». La rencontre qui se tiendra dans la ville de Marrakech aura pour but de définir des stratégies de développement du football féminin encore fortement marginalisé sur le continent.

 

Ahmad Ahmad, président de la CAF, lors du symposium de la Confédération Africaine de Football en juillet 2017.

 

Moderniser les championnats nationaux de football féminin, contribuer à une meilleure couverture médiatique de la discipline mais aussi attirer les investissements sont quelques-uns des objectifs de la CAF afin de permettre à la discipline de franchir un cap.

Le problème du foot féminin africain est réel. De nombreux pays accordent peu d’égard à sa pratique. Avec ce symposium, il s’agit avant tout pour la CAF d’établir des priorités pour le développement de la discipline et de mettre au point des stratégies pour y inclure plus de femmes. La rencontre se tiendra à travers sept ateliers aux thématiques suivantes :

  • Comment élargir la pratique du football féminin ?
  • Amélioration de la formation technique des entraîneurs et des instructeurs
  • Recherche et développement des moyens de sponsoring du football féminin
  • Compétitions : réalités et perspectives
  • Implication de la femme dans les gouvernances du football féminin
  • Rôle du football féminin dans la promotion et la socialisation du genre
  • Place des médias et de la communication dans la dynamisation du football féminin.

Etant donné que les comparaisons entre football masculin et football féminin favorisent la montée des stéréotypes, promouvoir une meilleure qualité de football féminin est la clé pour stimuler son implémentation.

Des pays comme le Cameroun, le Nigéria ou encore le Ghana sont connues pour avoir les meilleures sélections féminines africaines. Le Nigéria, champion d’Afrique en titre, est désormais dans une nouvelle optique puisque la Nigeria Women Football League (NWFL) vient de s’associer à la Liga Santander. Cet accord exclusif entre le championnat de football féminin du Nigéria et la ligue espagnole de football vise à promouvoir l’égalité des genres dans le sport grâce à l’intégration des femmes au sein de l’univers du football.

De manière globale (ou continentale dans ce cas précis), la promotion de ce sport reste encore à déplorer. Au Cameroun, malgré le grand nombre de clubs affiliés à la Commission nationale de football féminin (en 2016, ils étaient une centaine), le championnat féminin sommeille. Quand reprendra-t-il ? Telle est la question.

Pour d’autres fédérations la tâche s’annonce plus ardue. Le Gabon, le Togo ou encore le Bénin qui ont pourtant des sélections masculines bien en place peinent à moderniser le foot féminin.

En un seul rassemblement, tous les problèmes du foot féminin ne seront pas résolus. Mais ce qui est certain est que les efforts consentis par les acteurs majeurs de la discipline pourront se multiplier. Alors rendez-vous dès le 5 mars à Marrakech!

 

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