Ce mercredi avait lieu la finale du bobsleigh à deux femmes par équipe à Pyeongchang. L’équipe nigériane a tout donné mais sans avoir été une réelle menace pour ses autres concurrentes.

 

L’équipe nigériane de bobsleigh: Seun Adigun, Ngozi Onwumere et Akuoma Omeoga

 

Seun Adigun et Ngozi Onwumere allaient en Corée avec l’espoir de marquer un grand coup et d’écrire l’histoire des Jeux Olympiques d’Hiver en devenant les premières en Afrique subsaharienne à concourir dans les épreuves de bobsleigh ou de skeleton. Tous les projecteurs étaient braqués sur ces femmes que nul n’attendait à un tel niveau.

C’est donc avec des papillons dans le ventre que le Nigéria, ou plutôt toute l’Afrique a regardé les jeunes dames s’élancer vers leur destin. Leur départ pour la compétition a suscité un réel élan de solidarité. Toute l’attention était portée sur ces jeunes femmes connues pour leur pratique de l’athlétisme (course, triple saut) qui participaient pour la première fois à des jeux d’hiver.

La finale du bobsleigh se déroulait donc ce mercredi et l’équipe nigériane engagée dans la discipline a terminé à la vingtième et dernière place du classement. Seun et Ngozi ont fini bien loin derrière les allemandes (Mariama Jamanka/ Lisa Buckwitz), championnes de l’épreuve après les quatre descentes.

Samedi dernier déjà, l’autre nigériane Simidele Adeagbo engagée dans le skeleton avait également terminé en dernière position de l’épreuve remportée par la britannique Lizzy Yarnold.

Mais loin d’avoir de la figuration à ce grand événement sportif que sont les Jeux Olympiques d’Hiver, l’équipe nigériane a ouvert un large champ de possibilités. Elle a montré que toutes les nations pouvaient, avec un peu de préparation et de rigueur, talonner les athlètes les plus expérimentés du monde peu importe la discipline.

Grand est le travail qu’il reste à faire pour que les athlètes africaines deviennent une réelle menace pour leurs concurrentes d’Europe, d’Asie, d’Amérique ou d’Océanie lors de compétitions dédiées aux sports hivernaux. Cependant, l’écart de performance peut très vite être réduit en cas d’adoption définitive des Jeux d’Hiver dans le calendrier sportif africain.

 

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