« Il n’y a pas de raison de ne pas être optimiste quand on se donne du mal pour atteindre ses objectifs, car le travail paye toujours ». Bénie soit celle qui l’a dit car la nouvelle reine du sprint africain Marie-Josée Ta Lou en est l’illustration parfaite. Celle qui illumine désormais le continent n’a pas eu que des moments de triomphe. Elle a dû travailler d’arrache-pied pour atteindre le niveau exceptionnel qu’on lui connait aujourd’hui. Retour sur le parcours atypique de la belle athlète.

Marie-Josée Talou lors des Mondiaux de Londres 2017.

Il y a des stars africaines au destin incroyable, des sportives aux performances impressionnantes qui vous éblouissent au point où vous sentez naître l’espoir pour toute la génération dont elles sont devenues les icônes. Des histoires qui font rêver, il y en a beaucoup et celle de la sprinteuse Marie-Josée Ta Lou en fait partie. C’est en 1988, plus précisément le 18 novembre que Marie-Josée Ta Lou voit le jour en Côte d’Ivoire. Tout au long de son adolescence, celle qui est aujourd’hui considérée comme la reine du sprint africain avait d’autres aspirations pour elle-même. Passionnée de football, elle envisageait une carrière professionnelle dans la discipline. Seulement, l’univers avait d’autres projets pour elle.

Marie-Josée s’inscrit dans une école d’athlétisme en 2007, nonobstant sa mère qui aurait souhaité que sa fille se consacre à un métier plus conventionnel. Pendant des années, la jeune demoiselle travaille dans l’ombre tout en s’améliorant continuellement.

Lors des Mondiaux 2017 à Londres

Dès 2014 et après de longues années de préparation intense , des changements s’opèrent dans son style et ses performances commencent à se faire remarquer. La « sprinteuse de poche » surnommée ainsi à cause de sa petite taille (1m59) prend part aux Championnats d’Afrique au Maroc et remporte trois médailles : l’argent sur 200 m et le bronze sur 100 et 4X100 m.

Sa vie prend une incroyable tournure en 2015 lorsqu’elle remporte les médailles d’or de 100 et 200 m aux Jeux Africains de Brazzaville. Cette 11e édition des Jeux Africains lui confère désormais un statut de favorite. Et pour couronner le tout, l’Association des Comités Nationaux Olympiques Africains la désignent « Athlète Africaine de l’année ».

L’ivoirienne progresse encore d’un cran l’année suivante. A Durban en Afrique du Sud, à l’occasion des Championnats d’Afrique d’Athlétisme, elle décroche l’Or sur le 200 mètres et le Bronze sur le 100 m et le 4×100 m. Quelques semaines plus tard, elle manque de peu le podium des JO de Rio en s’octroyant la 4e place des finales de 100 et 200 mètres. Mais elle en profite pour améliorer son record personnel sur 100 m avec un chrono de 10 s 86.

Vous pensiez que la belle histoire s’arrête là ?! Eh bien, non ! Pour se préserver et en pleine préparation des Mondiaux de Londres, Marie-Josée Talou décide de faire l’impasse sur les Jeux de la Francophonie organisés par la Côte d’Ivoire en Juillet 2017. Finalement, dans un élan de solidarité et parce que le public ivoirien l’a sollicitée, elle prend part au 4X100 m remporté haut-la-main par l’équipe ivoirienne.

Elle s’envole ensuite pour Londres qui accueille les Mondiaux d’Athlétisme.  Marie-Josée Talou y fait sensation. L’athlète glane deux médailles d’argent (100 et 200 m) et passe tout près d’offrir à la Côte d’Ivoire son premier titre mondial en athlétisme. « Si j’avais mieux fait le « cassé », c’était la médaille d’or assurée ! Mais j’ai la médaille d’argent, je la prends et j’en suis contente » dit-elle à propos de sa prestation lors de la finale du 100 m remportée par l’américaine Tori Bowie.

Avec ces performances, Marie-Josée Ta Lou sait qu’elle est désormais une adversaire de taille pour les plus grandes championnes. Que lui réserve encore l’avenir ? Nous avons hâte de le savoir !

 

CPME.

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Entrepreneur, Journaliste/présentatrice Radio-TV, fan de foot & sports mécaniques, de lecture & voyages.

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