Ce sont plus d’une vingtaine de clubs qui sont indexés pour leur irrégularité dans le traitement de leurs joueurs.

La FIFPro, l’Union des footballeurs professionnels vient de saisir la FIFA et la FECAFOOT pour « non-paiement des salaires dans le cadre du football camerounais ». 24 clubs de première et deuxième division sont mentionnés dans le courrier adressé aux instances faitières du football. Il s’agit d’Avion FC Academy, Astres de Douala, Apejes de Mfou, Colombe Sportive du Dja et Lobo, Union Sportive de Douala, Fovu de Baham, New Stars de Douala, Feutcheu de Bandjoun, AS Fortuna,  Unisport du Haut-Nkam, PWD de Bamenda, Dragon de Yaoundé, Tonnerre Kalara Club, Aigle Royal, Racing de Bafoussam, National Polytechnique, Renaissance de Ngoumou, AS Matelots, Bang Bullet de Nkambe, Ngaoundéré University FC, Canon de Yaoundé, AS Etoa Meki, Yafoot et Cosmos Football Academy.

Et les clubs de football féminin alors?!

Les clubs des ligues spécialisées ou amateurs ne sont pas concernés par ladite plainte. En effet, seuls les clubs dits professionnels sont du ressort de la FIFPro.  Mais qu’en est-il du SYNAFOC (syndicat national des footballeurs camerounais) qui se doit de défendre les intérêts de « tous les footballeurs camerounais » sans distinction de genre?

Est-ce à dire que les joueuses des ligues spécialisées jouissent d’un traitement conforme à ce qu’elles méritent ? La réponse ne saurait être donnée par l’affirmative. Le SYNAFOC et la FIFPro à travers cette saisie des instances locales et mondiales veulent mettre les clubs dos au mur et dévoiler au grand jour ce phénomène d’exploitation des jeunes footballeurs très récurrent au Cameroun.

Les prémisses du changement…

La saison 2017-2018 a particulièrement été marquée par ces cas de non-paiements de salaires. Plusieurs clubs étaient pointés du doigt à juste titre sans que ni les autorités ni la Ligue professionnelle de football du Cameroun ne se penchent sur le problème.

Par cette action conjointe des deux structures de défense des intérêts des joueurs, la lutte contre ces mauvaises pratiques prendra certainement une tournure favorable pour les joueurs de football.

Toutefois les clubs de football féminin ne sont pas exempts de tout reproche. La précarité dans laquelle les joueuses évoluent pousse très souvent les familles à se désolidariser du rêve de leurs protégées. Malheureusement, le championnat féminin n’étant pas professionnel, son sort reste confier aux seules joueuses.

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