Ce mercredi, 24 janvier, nous célébrons la Journée internationale du sport féminin : une journée de lutte contre la sous-médiatisation du sport féminin et de sensibilisation sur la place qu’il devrait réellement occuper.

Une journée comme celle-ci rappelle qu’il existe encore des inégalités entre le sport masculin et le sport féminin. Sinon, on n’aurait pas à le signifier à travers cette célébration. Pourquoi quand il s’agit de femmes, les choses ne se font-elles pas naturellement ? Pourquoi est-il toujours question de revendiquer pour avoir droit à une petite part du gâteau ? Pendant longtemps, les hommes ont eu le monopole. Maintenant, place au partage équitable, le « fifty/fifty ».

La parité, nous la prônons et nous savons que notre but sera atteint. Nous y sommes encore loin mais que dire de tous les efforts consentis de toutes parts pour donner au sport féminin la place qu’il lui revient ?

L’heure n’est plus à la méditation mais plutôt à l’action. Et de l’action il y en a. La CRTV, la télévision publique camerounaise s’est lancée dans la promotion du sport féminin à travers la diffusion de nombreux évènements sportifs mettant en scène les dames. On a certainement toutes regardé l’Afrobasket Dames 2015 sur la Cameroon Radio Television. Vous me direz, c’est normal ! Le Cameroun étant le pays organisateur de l’évènement, c’était la moindre des choses. Mais aucun effort n’est à mésestimer. Pareil pour la CAN féminine de football 2016, on a adoré regarder nos lionnes indomptables briller à domicile même si elles ont manqué le coche en finale… Ne remuons pas le couteau dans la plaie ! Elles restent nos fabuleuses vice-championnes d’Afrique.

En octobre 2017, c’étaient au tour des lionnes du Volley-ball de briller lors de la CAN et elles l’ont fait. On a pu regarder la compétition organisée par le Cameroun en direct sur la télévision nationale. Rien que pour ça, j’ai envie de dire merci. Merci parce qu’ « ils » comprennent enfin que miser sur les femmes, ce n’est pas si mal que ça ! Au contraire, nos sportives deviennent de plus en plus compétitives peu importe leur discipline de prédilection. Elles brillent sur les plans national, continental et mondial.

Et pour aller plus loin, il serait temps que l’on pense de manière globale à une féminisation des fédérations sportives et de leurs directions. Qui peut défendre la cause des femmes mieux qu’elles-mêmes ? Nous voulons plus de femmes entraîneurs de sélections féminines. Et cela est plus que légitime. Aucune sélection sportive masculine au Cameroun n’est entraînée par une femme. Pourquoi devrions-nous laisser l’inverse se perpétuer? Et si pour un début, nous laissions les équipes féminines aux femmes ?

Imaginez ce que cela donnerait comme résultats ! Les femmes comprendraient qu’elles ont les moyens de faire de grandes choses pour elles-mêmes sans attendre que ce soient les hommes qui dirigent tout. Elles intégreraient dans leur esprit que le futur leur appartient et qu’il y a de la place pour chaque femme talentueuse, travailleuse et déterminée. Les salaires pourraient même être réévalués… Ne nous emballons pas ! Parlons plutôt de l’impact sur les plus jeunes… On verrait certainement plus d’audace et d’engagement de la part des jeunes filles. Quel moyen plus sûr d’obtenir de bons résultats et surtout de belles performances ?!

Voici une cause que devrait embrasser le CNC, notre fameux Conseil National de la Communication et le Comité National Olympique et Sportif du Cameroun. Il est important que ces instances régulent le secteur en établissant des quotas à respecter et en promouvant ainsi la féminisation du sport local.

Puisque chaque petite avancée est une victoire, nous nous tournons vers le futur avec le sourire. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’on sait que la fin de l’hégémonie masculine se rapproche à grands pas.

On y arrivera!

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