Sur le grand nombre d’anciennes joueuses que compte le Cameroun, seules Régine Mvoue, Angèle Veronique Tchakoua et Henriette Zepang ont été retenues pour participer au 1er module du stage de formation pour l’obtention des licences D, C et B fédérale organisé par la FECAFOOT.

Les femmes auraient donc décidément un problème de reconversion. Alors que l’annonce de l’organisation par la FECAFOOT d’une formation spéciale à destination d’anciens footballeurs afin de les doter de licences d’entraineur et de formateur, a été faite à tambour battant, il semblerait que seules trois femmes aient répondu à l’appel de candidature de la Fédération.

En effet sur les 25 anciens footballeurs concernés par ce premier module de formation qui aura lieu du 14 au 18 octobre 2019 au Centre d’Excellence de la CAF à Mbankomo, trois anciennes footballeuses feront partie de l’effectif. Qu’est ce qui explique le nombre si réduit de femmes à ce stage?

Il y a quelques semaines, l’ANFC (Association Nationale des Footballeuses du Cameroun) et l’AFOCADIAS (Association des Footballeuses Camerounaises de la Diaspora) laissaient pourtant courir le communiqué concernant la prise en charge des anciennes footballeuses intéressées par ladite formation. Celles-ci devaient se rapprocher du secrétariat de l’ANFC afin d’avoir de plus amples informations sur la procédure. Le « process » aurait-il décourager les femmes?

Grâce aux multiples stages organisées par les institutions internationales que sont la CAF et la FIFA, certaines anciennes footballeuses n’ont pas attendu cette dernière occasion pour passer leur diplôme et se doter de compétences, même si on peine à les voir exercer en championnat voire même féminin.

Les clubs de première division de football féminin du Cameroun sont toujours majoritairement dirigés par les hommes hormis les quelques Tatiana Eboumbou ou encore Angeline N. Ambang qui ont réussi se hisser jusqu’à la tête des équipes comme Caïman Filles de Douala et Panthère Security (désormais Eding Filles).

Mais pourquoi les femmes sont-elles reléguées au second rang? Avec la création de la Ligue de football féminin du Cameroun, on s’attendait à voir plus de femmes engagées dans la promotion du football féminin, malheureusement ce sont les mêmes visages que l’on retrouve à la barre. C’est à se demander si les autres resteront d’éternelles spectatrices.

Les associations de footballeuses n’ont pas rejoint le train qui vient de quitter la gare. Est ce une volonté de ces associations de se tenir à l’écart du management du football féminin ou est-ce la FECAFOOT qui a décidé de se passer de leurs services? De nombreuses interrogations se soulèvent alors qu’au sein des grandes organisations telles que la CAF et la FIFA, les rôles d’importance majeure se féminisent et la gestion du football féminin s’ouvre aux anciennes joueuses. Qu’attendent donc les anciennes « Lionnes indomptables » pour rejoindre le navire?

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