A la suite de la demi-finale Cameroun-Nigéria, Joseph Ndoko le sélectionneur de l’équipe du Cameroun est revenu sur le cas Michaela Abam, sur la prestation des Lionnes face aux super Falcons et sur le prochain match face au Mali.

Joseph Ndoko en conférence de presse, Accra sports stadium, CAN Féminine Ghana 2018

 

Hier en conférence d’avant-match, vous étiez certain que tout irait bien pour le Cameroun face au Nigéria. Que s’est-il passé ?

Ce qui s’est passé, c’est qu’on a raté deux penaltys.  Ce qui s’est passé, c’est qu’on a gagné dans le jeu, avec les nigérianes fatiguées. On a appuyé dans le jeu mais on n’a pas pu concrétiser. Au fond j’ai un sentiment de déception, parce que rien n’a été concrétisé, mais on a produit du contenu qui ne me fait aucunement douter du talent de ces enfants. Donc ça n’a pas marché parce qu’on a tiré deux fois lors de la séance de tirs au but et on n’a pas marqué. Ça n’a pas marché parce qu’elles ne nous ont pas mis en danger dans ce match et nous n’avons pas pu faire la différence.

Vous avez une attaquante Michaela Abam qui n’a pas pu exprimer son talent dans cette coupe d’Afrique des Nations pour des soucis administratifs. Si elle était là aurait-il eu une différence au niveau de votre attaque ?

Nous devons prendre nos responsabilités face à un certain nombre de choses. Ce dossier est sur la table depuis un an. Avant mon arrivée ici au Ghana, on m’a promis que tout se passerait bien, mais depuis aucune suite. En deux matchs de préparation, cette attaquante a marqué trois buts. Nous avons beaucoup misé sur elle. Aujourd’hui on ne parvient pas à l’avoir certainement parce que je ne cours pas dans les ambassades et je ne sais pas où encore pour suivre ce dossier au lieu de me concentrer à la compétition. C’est gênant de voir une camerounaise qui pleure tous les jours parce qu’elle veut jouer et sa situation ne bouge pas d’un pouce. Moi qui vous parle, je n’ai aucun feedback de cette situation. Peut-être que demain matin j’en aurais. Je dis et répète qu’Abam en venant ici était l’une des armes majeures,  parce que rassurez-vous on ne la connait pas et elle était d’un apport extrêmement important qui malheureusement n’a pas servi le Cameroun. Demain mon nom sera chanté partout, le coach a des responsabilités tout comme chacun à son niveau.

Hier vous parliez beaucoup de revanche.  Aujourd’hui vous n’avez pas pu l’accomplir. Pouvez-vous expliquer ? 

Expliquer quoi ?  Vous vous attendez à ce que je dise quoi ? « Je m’excuse, je ne jouerais pas contre le Nigéria ? » J’ai montré au monde que j’avais le niveau pour aller plus loin et je ne regrette pas. Tout s’est joué sur des détails puisque j’ai perdu deux penaltys contre quatre et ça s’arrête là. Je suis satisfait du contenu mais pas du résultat.

Quelle motivation vos joueuses peuvent-elles avoir pour pouvoir affronter ce match de classement ?

Ce n’est pas un match de classement mais plutôt un match de qualification pour la coupe du monde. Je préfère l’appeler ainsi. Je puis vous assurer que c’est extrêmement difficile. Sans être arrogant en ce qui concerne le football, c’est une équation qui n’était pas envisagée du fait que notre contenu nous permettait de rêver et faire mieux. Dans le match, nous l’avons tous vu. Cette émotion va redescendre. Elles vont pleurer certainement pour cette nuit,  mais demain il faudrait se remettre au travail. C’est aussi ça être professionnel. Si on peut tous pleurer ce soir, on le fera. Mais demain c’est un autre jour car on se tournera vers France 2019.

 

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