Dans une correspondance privée adressée au chef de l’Etat du Cameroun S.E. Paul Biya, la CAF à travers son président attribue au Cameroun l’organisation de la CAN 2021 au vu des chantiers déjà engagés. Une décision qui va certainement réchauffer le cœur des nombreux camerounais déçus du verdict rendu la veille.

L’organisation de la fête du football africain au Cameroun n’est pas annulée, elle est différée. La Confédération africaine de football a proposé l’année 2021 au Cameroun, obligeant ainsi la Côte d’Ivoire à se contenter de 2023.

L’Etat du Cameroun a engagé plus de « 1500 milliards de Francs CFA » dans la construction des infrastructures sportives et hôtelières afin d’être prêt pour la date butoir de juin 2019. Cependant le Cameroun à sept mois de l’évènement enregistre un taux d’évaluation des travaux de 60%. Une situation inquiétante qui a poussé l’instance de football africain à prendre une décision forte mais certes difficile.

La question sécuritaire est certainement celle qui a scellé le sort du Cameroun avec les conflits dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest et la lutte contre Boko Haram. De nombreux rapports en défaveur du Cameroun ont été envoyés à la CAF. Et pour sa première CAN, Ahmad Ahmad n’a eu d’autre choix que de sévir. Et les raisons évoquées dans le rapport rendu public lui donnent raison.

En deux ans supplémentaires, le Cameroun aura le temps de terminer ses chantiers non plus dans la précipitation. Même si certaines inquiétudes quant au coût de l’entretien des édifices déjà prêts peuvent survenir.

Au-delà de l’aspect sportif, l’organisation d’une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations revêt une connotation politique et est d’une réelle valeur économique. L’heure est à la remobilisation pour faire de 2021 un vrai succès.

Ci-dessous la correspondance adressée au président de la république du Cameroun Paul Biya.

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